|
Rendez-vous
|
![]() |
Votre journal
|
| Agenda | Les communiqués | Blog citoyen | Annonces légales / Publicité | Contacts |
| Devenir web-rédacteur |
mercredi 15 avril 2009 / "le Patriote"
Comment expliquez-vous ces tensions lors du vote du budget primitif 2009 ? Les investissements sont-ils disproportionnés comme le disent les carrossois ?
Les votes de budget sont préparés en amont par les élus de la CCCA dans une réunion de la commission finances. Les communes ont fait des propositions dans ce cadre et le projet de budget s’est rapproché du contenu de ces propositions. Sans doute les tensions suscitées lors du vote de ce budget sont des prétextes à la préparation d’autres décisions de tentatives de déstabilisation de la CCCA. Quant au budget d’investissement, nos collègues de Carros le considéraient satisfaisant l’an passé et depuis il n’a subi que des modifications favorables. En effet les discussions entreprises avec les services du Conseil Général autour du contrat de plan départemental nous laissent supposer que les dépenses pourront être réparties sur plusieurs exercices et donc nous éviterons les effets de pointe.
Antoine Damiani explique qu’il "veut sauver la peau de Carros". Carros serait-elle alors la vache à lait pour les deux autres communes ?
Grâce à la création de la CCCA en 1998 les 3 communes ont eu leur liberté de choix dans la coopération intercommunale. Depuis des évènements sont arrivés et notamment la création de la Communauté d’Agglomération Nice Côte d’Azur suivie de la création de la communauté urbaine. Les communes ont affirmé le maintien de leur place dans la CCCA. Toutes les communes voisines n’ont pas eu la même liberté d’action. et cette possibilité a sans doute permis à Carros de sauver sa peau comme vous le dites. Lors des élections municipales et cantonales de mars 2008 tous les candidats se sont engagés pour que les 3 communes restent ensemble dans la CCCA. Le projet de notre communauté de communes est depuis toujours axé sur la solidarité.
Cette solidarité ne s’est pas seulement appliquée aux finances, elle entre en ligne de compte pour l’aménagement du territoire, pour la répartition des équipements sur le territoire et la gestion des plus lourds d’entre eux, pour la prise en charge des services et des soutiens aux associations. Ainsi chaque commune a apporté sa spécificité aux autres et toutes ont pu bénéficier de la coopération engagée depuis 1998. Si nous faisons la liste des réalisations de la CCCA, l’apport aux communes et aux populations, nous voyons qu’aucune n’a été oubliée.
La taxe professionnelle de la zone industrielle est la principale recette du budget communautaire et elle provient en grande partie de Carros. Cependant grâce aux structures et services transférés la CCCA (et donc les 3 communes) a pris en charge des salaires, des équipements qui ont allégé le budget de la ville centre et c’est bien ainsi que la solidarité doit s’exprimer. L’existence de la CCCA a permis à Carros de réaliser ces trois nouvelles écoles en bénéficiant de 10% de plus de subvention accordés aux communes en intercommunalité. La commune de Carros avait seule la responsabilité de réaliser une aire d’accueil des gens du voyage, la CCCA a accepté d’en assurer la construction. Grâce au travail de fond réalisé par la CCCA autour des questions d’environnement et de développement durable nous avons abouti à une alternative sur le traitement des déchets dans le département des Alpes Maritimes. C’est dans cette logique que s’est créé un syndicat intercommunal qui à travers plusieurs communautés de communes va permettre à 70 communes, dont Carros, d’aller vers un traitement des déchets qui pourra se soustraire à la décharge de La Glacière. Le centre de traitement sera sur la commune du Broc, vous voyez bien qu’il n’y a pas que Carros tire bénéfice de l’existence de la CCCA. Lors des élections cantonales et municipales de mars 2008 tous les candidats ont affirmé leur volonté de continuer avec la CCCA et de favoriser la réalisation de ces projets, qu’est ce qui a changé entre temps ?
Comment interprétez-vous cette volonté de Carros d’étudier la possibilité de sortir de la communauté de communes ? Quelles seraient les conséquences ?
Dans la situation juridique actuelle, si une commune souhaite quitter la CCCA elle doit obligatoirement rejoindre une autre communauté à taxe professionnelle unique. A proximité de notre territoire, il n’y en a qu’une : c’est la Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur. Je ne vois pas l’intérêt pour Carros de rejoindre la CUNCA.
Les conséquences seraient très importantes. De nombreux chantiers sont en cours autour du contrat de plan avec le département et il faudra trouver les moyens de les terminer sans ajouter des coûts supplémentaires ; les entreprises de la zone d’activités seraient frappées par des taxes supplémentaires dans une période où elles peuvent rencontrer certaines difficultés ; au delà de nos engagements sur notre territoire direct, nous coopérons avec 70 communes dans le cadre de la valorisation des déchets ménagers ; nos trois communes participent activement avec les autres communes de l’Estéron et du Var inférieur à la gestion de l’eau ; qu’adviendrait-il de tout cela ??
Pensez-vous que les raisons invoquées par Damiani soient les véritables ? Existe-t-il de part et d’autres la volonté politique de les résoudre ?
Pour ce qui est des raisons invoquées par Antoine Damiani, je ne ferai aucun commentaire pour dire si elles sont ou pas véritables. Pour ce qui est de la volonté politique de résoudre les problèmes qu’il soulève dans ses récentes interventions, je lui ai écrit pour tenter ensemble de trouver des issues positives.
Propos recueillis par Julien Camy