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Devenez web-rédacteur

mercredi 3 janvier 2007, par lepatriote


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3 Messages de forum

  • Concentré de richesse = concentré de pouvoir

    21 septembre 2007 14:55, par Serge KERLOC’H

    Monsieur Sarkozy a été élu sur le slogan commercial alléchant qu’en travaillant plus, chacun d’entre nous pourrait devenir le riche self made man qu’il est lui-même. Or, le système capitalistique qu’il défend est basé sur une croissance illimitée et l’accumulation du maximum de richesse dans les mains du minimum de personnes.

    La première conséquence est qu’une telle organisation sociale inéquitable ne peut subsister sans le contrôle policier de la masse productive, de plus en plus pauvre, au profit de la minorité dirigeante, de plus en plus riche.

    L’autre conséquence, plus grave encore, est la destruction entropique (transformation sans retour en arrière possible) de notre environnement aux ressources forcément limitées pour satisfaire le puit sans fond de cette insatiable croissance théorique. Pour continuer de faire vivre cette théorie, le danger à court terme est un remplacement progressif de nos principes républicains : Liberté, Egalité, Fraternité, par des principes de type néo pétainiste : Travail, Showbiz, Patrie.

    Ce qui est dorénavant considéré comme le monde réel est le marché, l’économie. Qu’un mode de vie se tienne en dehors du capitalisme et il est considérée comme inefficace, hors du réel. Le réel est devenu le monde du travail, l’individu réel est celui qui travaille, qui consomme, qui échange. Conception à sens unique. Travailler plus ? On est déjà à fond au point de mourir au travail et travailler pour qui, pour quoi ? Gagner plus ? On gagne quoi lorsqu’on finit (au mieux) en dépression nerveuse ? Et on aura gagné quoi de plus lorsque nos écosystèmes sociaux et naturels auront été totalement détruits ? Nous coloniserons d’autres planètes avec le même but suprême : dénicher de nouveaux marchés et de nouvelles populations à exploiter pour continuer d’avoir notre dose de croissance ? C’est ça l’avenir que nous promettons à nos enfants, devenir des esclaves du travail ?

    Auteur : Serge Kerloc’h, "prisonnier du boulot".

    « La nature parle , mais le genre humain n’écoute pas » (Victor Hugo)

  • Chômage versus croissance

    21 septembre 2007 15:14, par Serge KERLOC’H

    Si le chômage est supposé baisser alors pourquoi la croissance ne repart elle pas ?

    Parce que le NOMBRE de chômeurs, lui, ne baisse pas. Seul le CHIFFRE du chômage baisse grâce à des manipulations diverses (critères de comptage, radiation, correction etc ..). Car si le NOMBRE DE CHOMEURS baissait vraiment ce devrait être proportionnellement aux nombre d’emplois créés. Si un chômeur de moins était égal à un emploi de plus alors la consommation devrait repartir. Or, la conso ne repart pas (et pour cause), entraînant forcement une stagnation, voire un recul de la croissance.

    Les gouvernements ont beau manipuler les chiffes du chômage pour les rendre plus "sexis" et nous faire avaler des couleuvres, il n’empêche que le mur des réalités économiques est concret : 1- Les créations d’emplois n’existent plus et ceux qui restent sont délocalisés petit à petit la cause à l’Europe ultra libérale de Bolkestein et la mondialisation 2- Cette baisse têtue de la croissance démontre la bonne santé de cette dernière dépend bien de la demande (augmentations de salaires, emplois) et non de l’offre (baisse des coûts et donc des salaires).

    Or, la France a voté pour un président qui veut relancer la croissance en se basant sur l’offre dans un marché unique Européen, voire mondial sans frontière.

    Pourtant même les US protègent leur marché intérieur (et leurs emplois) surtout vis à vis de l’Amérique Latine : ne bosse pas qui veut aux US ! Alors qu’en Europe des ingénieurs Theques et Hongrois remplacent des ingénieurs Français pour un salaire 10 fois inférieur... augmentant encore le NOMBRE de chômeurs (les ingénieurs Français) en France puis la baisse de la conso et de la croissance. Plus besoin d’être plombier pour se faire piquer son boulot en France et plus besoin d’être Polonais pour avoir le droit de travailler en France : 10 Pays de l’Est à faible coût de main d’oeuvre sont entrés d’un coup dans l’Europe et participent au dumping social. Pour le profit de qui ?

    Auteur : Serge Kerloc’h, Ingénieur d’IBM aux activités délocalisées en Tchéquie et Hongrie

  • Retraite dorée et regimes très spéciaux

    21 septembre 2007 15:23, par Serge KERLOC’H

    Retraites dorées Entre retraites dorées et régimes spéciaux, où se cachent les vrais privilèges ? Un premier texte législatif en 2001 a obligé les entreprises à divulguer les salaires des patrons, c’est ainsi que tout le monde a pu savoir que le PDG de Carrefour, remercié pour mauvais résultats en février 2005, devrait toucher à la retraite 38 millions d’euros ! 9 millions d’euros lui seront versés au titre des indemnités de départ, soit trois années de salaires. 29 autres millions d’euros viendront s’y ajouter au titre de compléments de retraite qui correspondent à 40% de son dernier salaire. 38 millions d’euros = 1000 fois le salaire d’une caissière du groupe = 2500 années de SMIC = 2533 fois la pension de 61,5 % de retraités cheminots (moins de 1500 euros brut / mois) qui sont censés « bénéficier » d’un régime spécial. Dans la lignée des réformes, il y a eu de grandes agitations médiatiques autour de propositions pour abolir les régimes spéciaux, mais qu’en est-il de l’abolition des retraites dorées ??

    Ces autres régimes spéciaux auxquels on ne touche pas ! Il faudra aussi interroger ceux-là même qui votent les lois, nos députés et sénateurs, qui, eux, ont des régimes spéciaux bien plus avantageux. En effet, à l’Assemblée nationale, les années de travail comptent double. Ainsi, un mandat de cinq ans est assimilé à dix années d’activité. Et pour financer ce régime de retraite très favorable, les députés versent 20% de leur indemnité avec cependant 5% de prime par enfant. Pour peu que l’élu(e) ait six enfants, comme François Bayrou par exemple, faites les comptes.

    Des chiffres qui révoltent : Après un premier mandat de cinq ans, un député perçoit une retraite mensuelle de 1581 euros ; pour un sénateur (mandat de neuf ans), la retraite est de 2827 euros. Après un deuxième mandat de 5 ans, il peut prétendre à une retraite mensuelle de 3162 euros et après un troisième à 4743 euros. Dès lors, on conçoit aisément qu’ils n’envisagent pas d’arrêter trop tôt et qu’ils s’accrochent à leur fonction comme des tiques sur la bête (qui donc est la bête ?). Mais comme rien n’est trop beau, les députés peuvent cumuler leurs pensions avec celles provenant d’autres activités et autres mandats tels que maire, conseiller général ou régional, ministre... Quant à ces derniers, ils ne sont pas moins bien lotis depuis l’augmentation de leur prestation de … 100% octroyée par l’assemblée nationale sur instruction de l’ex-premier Ministre Raffarin dès son arrivée au pouvoir. Les députés (dont ceux de droite comme certains de gauche qui ont accompagné depuis des années les politiques libérales de l’Etat et du patronat en votant des lois scélérates) ont bien plus de droits que les salariés du public ou du privé.

    I had a dream

    Alors, rêvons un peu. Un député peut prétendre à sa retraite à l’âge de 55 ans, un sénateur à l’âge de 53 ans, et a donc dès ce moment, des revenus suffisants pour vivre plus que convenablement participer aussi au trou de la sécurité sociale.

    Alors suppression de TOUS les régimes spéciaux ? Chiche !


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