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Accueil du site > L’hebdo en ligne > n°2090 - 12/10/2007 > Actualité > Paul Euzière conduira une liste d’initiative citoyenne

Paul Euzière conduira une liste d’initiative citoyenne

jeudi 11 octobre 2007 / "le Patriote"

ELECTIONS MUNICIPALES. Lors d’une conférence de presse, Paul Euzière, président du groupe de la Gauche Unie au conseil municipal de Grasse, a déclaré sa candidature. Elu depuis trente ans directeur de l’école de la Blaquière où il enseigne depuis 1979, il se présentera aux suffrages des Grassois, fort de son expérience, de son travail et de sa connaissance des dossiers

— Pour quelles raisons conduisez-vous une liste aux prochaines élections municipales ? Paul EUZIERE : « M. Leleux va tout faire pour rester en place encore six années. Ce qui signifierait : continuer de gérer dans le même sens, avec les mêmes méthodes et avec la même petite camarilla qui fait la pluie et le beau temps à Grasse depuis treize ans.

« Il est temps de changer.

« Pour cela, il faut quelqu’un qui en ait la volonté et évidemment qui connaisse les dossiers complexes de la ville et ceux de l’agglomération Pôle-Azur-Provence.

« Cela ne s’improvise pas.

« Président du groupe de la Gauche Unie au conseil municipal depuis sept ans, conseiller communautaire depuis l’origine de l’intercommunalité en 1993 et plus ancien élu grassois, né à Grasse, y vivant, y travaillant depuis toujours, je pense bien connaître notre ville, ses habitants et les problèmes.

« Face à M. Leleux, ma candidature est donc logique et naturelle. « En trente-et-un ans de mandat municipal, aussi bien aux côtés de mon ami Georges Vassallo — avec qui j’ai fait mes premières armes d’élu chargé du logement — qu’ensuite, sous M. H. de Fontmichel ou de M. J.-P. Leleux, je n’ai cessé de faire des propositions et de défendre le seul intérêt général des Grassois.

« C’est cette même volonté qui me guide aujourd’hui. C’est ma seule ambition. »

— Quelle place pour les partis de gauche ?

P. E. : « On connaît mes idées et je ne m’en cache pas. Ce serait d’ailleurs lamentable alors que le président de la République — N. Sarkozy — est allé fleurir récemment la stèle des otages communistes fusillés par les nazis à Châteaubriant et a décidé la lecture dans toutes les écoles de France de la dernière lettre du jeune responsable communiste Guy Môcquet avant son exécution.

« J’ai adhéré au Parti communiste français sur la base de son engagement dans la Résistance et du prix — énorme — que ses militants ont payé pour la libération du pays.

« Je reste fidèle à ces valeurs de Résistance, de liberté et d’une République qui doit faire vivre la liberté, l’égalité et la fraternité.

« C’est cet engagement qui me guide mais je n’entends l’imposer à personne.

« Pour constituer une liste et gérer une ville, il faut avant tout des femmes et des hommes d’accord sur un certain nombre de propositions et sur une méthode de gestion.

« La question des opinions philosophiques, religieuses et même des choix politiques nationaux ne peut être le critère de constitution d’une liste municipale.

« Ce que je veux, c’est rassembler des Grassoises et des Grassois de tous horizons — compétents et représentatifs — qui partagent la volonté de gérer autrement avec d’autres objectifs : de rendre « Grasse à tous ».

« Que l’on soit ou non communiste, socialiste, écologiste, de la « Gauche Alternative », souverainiste ou non, croyant ou non, membre d’une formation politique ou pas, chacun a sa place sur la liste non pas en fonction de son « étiquette » mais à partir de son engagement de terrain au service des Grassois.

« Il s’agit donc d’une logique citoyenne et non partisane. »

— Pensez-vous qu’il soit possible de gagner ?

P. E. : « Certainement.

« Une grande majorité de Grassois souhaite le changement. « Aux élections cantonales de 2004, M. Leleux a gagné son siège seulement au deuxième tour et d’extrême justesse, alors qu’il était maire et président de l’agglomération.

« Aux élections législatives de juin 2007, face à André Aschieri, il était suppléant de Mme Tabarot et il n’a pas eu la majorité à Grasse. « La victoire est donc possible avec une équipe de candidats engagés reflétant la diversité des Grassois.

« Quelle que soit son appartenance politique, pour pouvoir changer réellement les choses dans notre ville, le maire ne doit être ni prisonnier d’accords de partis ni avoir plusieurs mandats.

« Il n’est pas possible d’être maire d’une ville telle que Grasse, président de l’agglomération et vice-président du Conseil général, si on veut être réellement à l’écoute des Grassois. »

Encadré

Dans six mois, auront lieu les élections municipales. Ce sera pour les Grassois, l’occasion, soit de prolonger de six années de plus la gestion qui est celle de M. Leleux depuis treize ans, soit de se donner une équipe et un maire nouveaux pour mettre en œuvre, ensemble, d’autres pratiques pour d’autres objectifs.

En dépit des énormes moyens utilisés par M. Leleux pour convaincre par une propagande tapageuse que tout va bien, les Grassois savent que ce qu’ils vivent est bien différent.

Peu à peu et chaque jour davantage, ils sont dépossédés de leur ville et de leur patrimoine commun.

Les services municipaux et les missions de service public les plus rentables ont été confiés à de grands groupes privés pour des dizaines d’années, privant notre ville de revenus importants.

Les espaces naturels sont dévorés pas de grosses opérations — comme Roquevignon — et grignotés par une promotion immobilière inadaptée à laquelle la municipalité ne s’oppose pas quand elle ne la soutient pas (Axe 85).

Par contre, les besoins élémentaires : les logements sociaux, les crèches, les espaces de loisir et de culture, les jardins publics manquent dramatiquement.

Les souhaits des Grassois ne sont ni écoutés ni entendus. Depuis sept ans, président du groupe de la Gauche Unie au conseil municipal, j’ai combattu ces choix et avancé des propositions montrant qu’il est possible de faire autrement à Grasse, avec pour seul guide l’intérêt général.

Sollicité par de nombreux Grassois, j’ai décidé de conduire une liste pour changer les choses à Grasse.

Changer les choses dans notre ville signifie : rendre Grasse aux Grassois, gérer autrement : dans l’écoute, la transparence et la solidarité. Voilà ce que je propose.

Les Grassois ne doivent plus subir les choix municipaux, mais au contraire donner leurs avis sur les priorités et les projets. La liste que je conduirai sera une liste d’initiative citoyenne. Et donc, ni une liste bâtie à partir d’un parti, ni de marchandages de partis. Elle rassemblera des Grassoises et des Grassois de toutes origines et de toutes opinions.

Toutes celles et tous ceux qui partagent la volonté de changement et de dialogue, l’exigence d’honnêteté et de transparence, l’attachement à notre ville et au pays grassois y ont leur place. Ma seule ambition : mettre tout en œuvre pour que les Grassois se sentent bien dans leur ville, qu’ils soient écoutés et respectés, que nous rendions « Grasse à tous » !

Paul EUZIERE

Président du groupe de la Gauche Unie au conseil municipal de Grasse Conseiller communautaire

Dès sa candidature connue, Me Guy Bargain, conseiller municipal de Grasse, a apporté son soutien à Paul Euzière

« A l’heure des comptes à rendre, la municipalité de M. Leleux est défaillante. Les Grassois lui ont retiré leur confiance, déçus et effarés du saccage de leur ville :

- Vieille cité délabrée et dépeuplée de son âme provençale.

- L’effort annoncé de construction de logements sociaux sapé par l’arrêté de démolition des HLM de la Tourache, sans cause réelle de vétusté.

- Une zone industrielle indéfinie et parsemée.

- Un sens de circulation automobile aberrant asphyxiant le petit commerce.

- Bétonnage effréné des espaces verts et dépenses inconsidérées en réalisations urbaines de mauvais goût : palmiers au Jeu de Ballon, square Fragonard façon « Skate Park »...

- Des services publics (stationnement, eau et voirie, restauration scolaire, pompes funèbres, entre autres) livrés en pâture aux appétits de la spéculation privée, dont le coût pour les usagers est d’autant plus élevé que la situation de monopole empêche une saine concurrence.

- La communauté d’agglomération Pôle-Azur-Provence qui prive les Grassois et leurs élus de la souveraineté de la gestion communale, ajoutant des frais de fonctionnement et d’infrastructure à nos impôts locaux.

- Le scandale du fidèle adjoint de M. le maire à la sécurité mis sous les verrous après arrestation en flagrant délit.

A la longue, Grasse ne peut obéir à ceux qu’elle méprise. Les élections municipales de mars, échéance propice à une réflexion citoyenne, offrent à chacun de nous le moyen de redresser la tête. Il n’y a pas de fatalité acquise.

Paul Euzière propose une alternative chaleureuse sans clivage ni soumission à un parti politique.

Cette main tendue que je sais sincère offre la meilleure chance d’effacer l’ère Leleux.

Nous réunirons en un même élan des élus intègres, des édiles compétents et un objectif clair de reprise en main du patrimoine communal.

A peu près tout ce qui manque à la municipalité actuelle ! J’adhère et j’invite nos concitoyens à soutenir la liste « Grasse à tous » récemment annoncée par voie de presse par Paul Euzière. »

2 Messages de forum

  • Paul Euzière conduira une liste d’initiative citoyenne

    6 mars 2008 22:14, par Nathalie Marreau

    Monsieur Euzière,

    Juste une seule question :

    Quelle est votre position quant à la municipalisation de l’eau ?

    Merci de me répondre avant dimanche. Bien à vous Nathalie Marreau

    Répondre à ce message

    • J’ai toujours été partisan de la gestion en régie municipale de l’eau. Ce qui a été le cas jusqu’en 1986 lorsque la municipalité dirigée par M. De Fontmichel a décidé "d’affermer" l’eau puis l’assainissement. Avec mes amis Georges VASSALLO, Claude MAYAFFRE et Gilbert ANDRUCCIOLI, nous n’avons cessé de dénoncer le contrat léonin qui liait la Ville et la Lyonnaise au détriment des Grassois. Nous avons refusé de voter les avenants qui ont été apportés ensuite au contrat initial. Depuis 1995, premier mandat de M. Leleux, j’ai systématiquement demandé que les délégations de service public, et donc les affermages, soient contrôlés de très près par la Ville afin de "corriger" au maximum les effets négatifs de ces contrats.

      Je considère que l’eau, bien essentiel de l’humanité, est un bien commun et qu’elle doit être placée sous contrôle direct de la puissance publique. Ainsi je me suis réjoui sur le blog de Grasse A Tous (http://grasseatous.viabloga.com/) que les Suisses aient inscrit dans la Constitution du canton de Genève (c’est la première fois dans l’histoire des Etats) au mois de décembre dernier le monopole public de l’eau. Ma position est donc parfaitement claire. En conformité avec les points 2 et 3 du chapitre III du programme de la liste GRASSE A TOUS, dès son élection, la municipalité GRASSE A TOUS instaurera la Commission de suivi de délégation des services publics que je réclame depuis 13 ans. La municipalité travaillera à la renégociation des contrats, dans un sens plus favorable à la collectivité, le retour en régie étant systématiquement recherché.

      Répondre à ce message


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