|
Rendez-vous
|
![]() |
Votre journal
|
| Agenda | Les communiqués | Blog citoyen | Annonces légales / Publicité | Contacts |
| Devenir web-rédacteur |
vendredi 16 novembre 2007 / "le Patriote"
— On dit que le mouvement « Ni putes ni soumises » est en train d’imploser, qu’en est-il dans les Alpes-Maritimes ?
Zineb DOULFIKAR : « Nous n’avons enregistré aucune démission. Il y a certes un manque d’investissement citoyen et associatif comme dans toutes les associations et ceci se ressent par une « usure » des militant(e)s du droit des femmes comme des autres associations, militant(e)s que l’on retrouve investi(e)s partout. C’est à cause de ce recul associatif que je me suis investie dans un parti pour porter l’exigence d’égalité pour les femmes à un niveau supérieur. »
— On parle d’une crise de transparence due au poste de Fadela Amara au gouvernement, croyez-vous qu’une telle participation au gouvernement de Mr Sarkozy aidera NPNS dans sa lutte pour l’égalité hommes/femmes ?… Z. D. : « Les médias parlent d’une vingtaine de comités s’apprêtant à se dissoudre. Je suis à Paris, nous avons pointé hier ; il y en a cinq ! « En ce qui concerne Fadela Amara, elle a pris des positions claires depuis qu’elle est au gouvernement et nous pensons que son choix a été de faire plus pour aider les femmes qui sont victimes de violences, pour aider les jeunes filles dans les banlieues, pour porter haut et fort l’exigence de mixité et laïcité qui sont deux instruments sine qua non de l’égalité des sexes. D’ailleurs, elle a démissionné de son poste de présidente de « NPNS » pour ne pas gêner l’Association !
— Cette université d’automne, la cinquième…
Z. D. : « Il y a 200 inscrit(e)s et tous les participant(e)s comptent bien protester vivement contre le fichage ADN, destiné au regroupement familial. Nous demandons le retrait complet de cette loi ! L’Université d’automne est centrée sur le féminisme international et sur le féminisme d’urgence, titrée « Femmes en mouvement, femmes en résistance », car, rappelons-le, la menace intégriste ne concerne pas seulement la France, c’est un problème qui s’étend à l’échelle mondiale. Les mouvements intégristes qui s’opposent fermement à toute idée de mixité considèrent les femmes comme des citoyens de seconde zone qui doivent se soumettre à l’autre sexe défini comme étant supérieur ! » Propos recueillis par Emmanuelle GAZIELLO