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vendredi 26 juin 2009, par Lidice Busot-Mozes / "le Patriote"
Samedi 27 juin 16h30 « Planète alimentaire : l’agriculture française face au chaos mondial »
La crise alimentaire, comme les urgences écologiques, soulignent l’urgence d’une gestion nouvelle des ressources agricoles de la planète. Le 21ème siècle sera celui de la rareté de l’eau, des risques climatiques majeurs, de l’épuisement des matières premières énergétiques, alors que les besoins alimentaires vont continuer de croître. Dans son ouvrage Gérard Le Puill montre sur quelles nouvelles bases consommateurs et agriculteurs peuvent avoir des intérêts communs. Il analyse le comportement prédateur des distributeurs, les dérèglements d’un marché mondialisé, les responsabilités de l’OMC et de l’Union Européenne. Il revient également sur les « histoires singulières et le rôle des syndicats paysans en France. C’est de tous ces enjeux qu’il débattra samedi 27 juin. Gérard Le Puill né en 1941 a été successivement aide agricole sur la ferme de ses parents, puis ouvrier, avant d’entrer dans le journalisme. Notamment en charge des questions agricoles à L’Humanité. Aujourd’hui journaliste hororaire, il collabore à plusieurs revues dont le journal La Terre. Il a été lauréat de Grand Prix du journalisme agricole en 1998
Régionales 2010 : quel projet régional ? quel rassemblement ? En sous titre, ce débat pourrait aussi porter sur l’intitulé suivant « Et maintenant à gauche ? ».
Les élections européennes viennent de montrer le chemin à parcourir pour (re)construire une alternative à gauche. Seul d’ailleurs le résultat du Front de gauche a marqué une innovation de contenu, une démarche unitaire et un espoir pour une alternative à gauche. Quelle perspectives maintenant ? Cette question concerne bien sur l’emble des forces et sensibilités impliquées dans le Front de gauche. Elle concernent aussi l’ensemble des organisations du NPA jusqu’au PS en passant par les Alternatifs, le MRC ou les Verts, tant sur les contenus que les rassemblements possibles. Mais cette question n’aura de réponse forte que si elle fait l’objet d’une appropriation citoyenne et populaire. Elle concerne bien évidement le niveau régional. Quel bilan, dans ses ombres comme dans ses lumières ? quels projets ? Quel contenu pour une politique régionale de l’emploi, de la formation, du logement, de la démocratie ? Elle interroge aussi la poursuite d’un combat pour changer en France comme en Europe ainsi que les liens avec le mouvement social. Une invitation à débattre a été faite à l’ensemble des forces de gauche. Nul doute que cet échange sera un des temps forts politiques de la Fête.
Dimanche 28 juin 11h « Nice-Métropole : enjeux et dangers »
Voilà un dossier qui a du mal à être en pleine lumière et qui pourtant est essentiel pour la démocratie, la vie quotidienne et le devenir des territoires et des communes de ce département. Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’une « Métropole » tentaculaire est envisagée. En son temps déjà Jacques Médecin portait cette obsession. Elle se profile à nouveau aujourd’hui au travers des suites du rapport Balladur sur le devenir des collectivités territoriales et qui prévoit notamment la création en France de 11 « Métropoles » dont 3 pour la seule région PACA, Marseille, Toulon et Nice. Sous couvert de « mettre de l’ordre dans le millefeuilles des compétences des collectivités territoriales », c’est à une restructuration complète qui est proposée, valorisant de grandes régions, ou bien les intercommunalités, ou dans des cas spécifiques des Métropoles. Départements, nés de la Révolution française, et communes, échelon démocratique essentiel, seraient les principales victimes d’une telle opération. La démocratie locale, déjà bien peu participative, en sortirait amoindrie. Nice et globalement les Alpes Maritimes sont concernés par un projet de Métropole. Une instance qui pourrait avoir vocation à couvrir l’ensemble du département. Même si à ce sujet, de l’est à l’ouest du département, les opinions même à droite sont partagées. Sans attendre les traductions législatives du rapport Balladur, une opération de grande envergure est en cours dans le département, à partir de la CUNCA (Communauté Urbaine de Nice Côte d’Azur). Qu’on en juge : début 2009 transformation en Communauté Urbaine de l’ancienne Communauté d’Agglomération de Nice, au passage certaines compétences communales sont perdues. Printemps 2009, la CARF (Communauté d’Agglomération de la Riviera française ) demande son rattachement à le CUNCA de Nice. Les vallées du haut pays, Vésubie, Tinée, Var, bruissent de rumeurs sur des projets d’intégration à la CUNCA de tel ou tel regroupement de communes, au point qu’Edgard Malaussena et Pierre Paul Danna, maires de Villars sur Var et de La Tour sur Tinée s’en inquiètent. Poison sur le gâteau, c’est le moment choisi par le maire de Carros pour faire éclater la CCCA (Communauté de Communes des Coteaux d’Azur) et rallier la CUNCA d’Estrosi. Lui permettant de mieux assurer son contrôle sur cette partie haute de la plaine du Var. La responsabilité destructrice de Damiani est d’ailleurs dans ce dossier lourde en saccrifiant une expérience précieuse et alternative de coopération intercommunale. En toile de fond de toutes ces restructurations, il y a également l’OIN permettant à l’Etat d’être impliqué dans ce remodelage et les réformes engagées vers la disparition de la taxe professionnelle. De plus en plus de voix s’inquiètent et s’élèvent face à cette œuvre tentaculaire qui tend à assujettir un ensemble de plus en plus vaste du département, dans une structure bien éloignée du contrôle des populations. Le débat proposé par l’ANECR sur la Fête du Château et où sont invités des personnes de différentes sensibilités, est donc d’un grand enjeu : quel devenir pour les territoires et la démocratie locale ?
Dimanche 28 juin à 16h30 Palestine : Construire une Paix juste et durable ?
A Gaza un siège est imposé depuis juin 2007. Six mois après la guerre de décembre 2008-janvier 2009, un million et demi de personnes survivent dans des conditions épouvantables. Le blocus n’est toujours pas levé. Aucune reconstruction véritable n’est amorcée. Plus globalement un « fatalisme impuissant » entoure ce conflit de plus de 60 ans. Echec d’Oslo, échec d’Annapolis, pour reprendre les étapes internationales les plus récentes. Et toujours ce refus d’appliquer le droit international, c’est-à-dire les résolutions de l’ONU, notamment celles de 1967. Renvoyer dos à dos l’occupation israélienne et le « terrorisme » palestinien est un piètre échappatoire. Les responsabilités occidentales sont considérables celles des USA bien sur, mais aussi celles de l’Union Européenne et des pays qui la composent. Depuis des années, seule la colonisation et la construction du Mur progressent, avec les violences quotidiennes au peuple palestinien. 11.000 prisonniers palestiniens demeurent dans les geôles israélienne, dont le jeune Franco-Palestinien Salah Hamouri et le dirigeant palestinien Marwan Barghouti. L’élection d’Obama aux Etats-Unis se traduit par un nouveau discours des autorités américaines au moment même ou avec le gouvernement de Netannyahou, Israël s’est doté d’un pouvoir plus que jamais ouvertement favorable à la colonisation et refusant la perspective d’un Etat Palestinien viable. Du contrôle de l’eau, de la terre, au Mur, une stratégie du fait accompli vise à enterrer la possibilité même d’un Etat palestinien, rendant plus impossible toute perspective de Paix juste et durable. Quelle situation en Palestine aujourd’hui et dans la région ? Comment faire face aux urgences humanitaires ? Quel présent aujourd’hui pour l’Autorité Palestinienne ? Quel rôle pour l’Union Européenne ? L’action des Etats-Unis, au-delà du discours peut elle réellement changer ? Comment agir utilement aujourd’hui ? Quelle force pour l’opinion publique ? Toutes ces questions seront au cœur du débat sur la colline du Château. Débat animé par Pierre Barbancey, grand reporter à l’Humanité, avec la participation de Jean Claude Lefort, président de l’AFPS et de madame Denise Hamouri, mère de Salah Hamouri le jeune Franco-Palestinien arbitrairement détenu par Israël depuis plus de 1540 jours