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Accueil du site > L’hebdo en ligne > n°2200 - 20/11/09 > Culture > MJF : le seul grand festival non estival

MJF : le seul grand festival non estival

mercredi 18 novembre 2009 / "le Patriote"

La 4ème édition du Monaco Jazz Festival ouvrira ses notes le mardi 24 novembre pour laisser s’envoler les dernières, et non des moindres, le samedi 28. Non seulement de grandes stars du jazz seront là, comme d’habitude, mais aussi de jeunes talents prometteurs, et le tout dans un des lieux les plus somptueux de la Principauté, la salle Garnier.

La salle Garnier, réalisée par l’architecte dans l’opéra de Monte-Carlo, et le Mood’s accueilleront donc certains des artistes parmi les plus renommés de la note bleue, autour de différents thèmes. Il y aura des découvertes aussi, avec notamment celle que l’on nous présente comme tout simplement géniale : la jeune contrebassiste américaine Esperanza Spalding (photo), sur laquelle nous reviendrons en aval. Outre la programmation toujours solide, les lieux accueillants, et le prix des places juste légèrement au-dessus des standards du genre (comptez de 35 euros au Mood’s, à 55 euros salle Garnier), ce festival a aussi une particularité, il se tient à l’orée de l’hiver, lors d’une période où la Côte d’Azur est orpheline de l’ambiance qui la caractérise en été - notons tout de même que depuis plus de dix ans, à la même période, l’association So What organise également un festival de jazz, plus modeste quoiqu’également très chaleureux. C’est donc un des atouts du Monaco Jazz Festival, dont le directeur artistique Jean-René Palacio, est devenu depuis cette année, le programmateur d’un autre très grand rendez-vous, estival celui-ci : Jazz à Juan (lire ci-dessous).

Les thèmes

Cette année, Stéphane Grappelli, Miles Davis et John Coltrane seront les grandes vedettes de l’édition. Stéphane Grappelli, grâce à l’engouement contemporain pour le jazz manouche, par le biais d’Angelo Debarre, qui lui-même sera accompagné de divers maestros du genre dont Stochelo Rosenberg, Dorado Schmitt, Ludovic Beier, mais aussi Didier Lockwood, Costel Nitescu ou encore Thomas Dutronc, qui lui aussi se fait progressivement une place dans les rangs resserrés des prophètes de Django. La soirée du 25 novembre sera festive ou ne sera pas.

Puis, l’ombre de John Coltrane planera aussi sur la scène de la salle Garnier, le 27, grâce au saxophone de Gary Bartz, qui joua durant sa carrière avec Donald Byrd et Pharoah Sanders entre autres, et grâce au piano du mythique Mc Coy Tyner qui sera ici en quartet. Grâce encore, en première partie, au piano de Steve Kuhn qui joua lui aussi avec Coltrane en 1961.

Bouquet final

Enfin, le 28, hommage au grand Miles, en écho à l’exposition We Want Miles en cours à la Cité de la Musique à Paris, avec Marcus Miller. Rappelons-nous la prestation du bassiste l’an passé et la création qu’il mit sur pied de concert (c’est le mot) avec l’orchestre philharmonique ! Cette fois la soirée s’intitule « Tutu Revisited », et Sylvain Luc figure parmi les invités. Gageons que les amateurs seront comblés, et le mot reste faible. Le jeune Christian Scott endossera le rôle de Miles à la trompette.

Soirée de clôture d’autant plus immanquable qu’en première partie, la jeune Esperanza Spalding vous présentera ses talents. Une contrebasse maniée de main de maître, et une voix qui n’a rien à envier à ses illustres prédécesseuses, charmeuse, envoûtante, entraînante, lancinante, fascinante, et j’en passe. C’est en quartet (guitare, piano, batterie) que la jeune femme âgée de 24 ans seulement se présentera, probablement pour la première fois en France – ou presque, disons… pour un public français.

Les autres soirées se dérouleront au Mood’s, les 24 et 26, et en parallèle à l’évènement, notez l’exposition Jazz by Adriano, à voir à l’Atrium du Casino.

R.F.


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